Retour dans l'Ouest: je suis tombée amoureuse (encore) - Marie Naudon

Retour dans l’Ouest: je suis tombée amoureuse (encore)

Retour dans l’Ouest: je suis tombée amoureuse (encore)

Certains savent déjà que j’ai remis les pieds dans l’Ouest Canadien, plus précisément en Colombie-Britannique.

Je comptais diviser mon PVT en deux, un an à l’ouest et un an à l’est. Les plans se changent et après quelques mois au Québec, le manque des montagnes et les frontières fermées pour les provinces atlantiques m’ont suffi pour retourner où je suis tombée amoureuse du Canada.

  • Je suis tombée amoureuse une seconde fois

Si la première fois, j’étais sous la charme des paysages canadiens, de ces montagnes et de ces espaces de natures gigantesques. C’est la mentalité qui a fait chavirer mon coeur et mes projets. Dans cette petite ville au coeur des montagnes, Revelstoke, m’a fait rencontré des locaux comme des expatriées anglophones de partout du monde (Nouvelle-Zélande, Australiens, Américains..)

J’en suis presque à vouloir renier mes origines, le fait que je sois française et même Européenne. Croyez-moi, qu’on soit français ou allemand, il n’y a pas une grosse différence.

Je regrette presque d’avoir grandi dans cette mentalité où l’on juge n’importe qui pour n’importe quelle raison. Que ce soit son physique, sa vie professionnelle, sa vie personnelle, ses choix etc. Où sourire et être gentille coûte plus cher qu’une maison.

Attention, je ne dis pas que tous les Français ou tous les Européens sont comme ça. Je parle de mon vécu, de ses barrières qui sont en moi parce que j’ai grandi avec elles. Je viens d’un petit village où le jugement est la base, où la réussite professionnelle fait de toi une personne importante, qu’être gentil, c’est être faible, avoir une maison et des enfants font de toi quelqu’un de normal. Je m’égare…

Tout ça pour dire que j’aime la mentalité des Canadiens et ces expatriés/voyageurs anglophones, où leurs pensées ne sont pas noircies par cette peur. J’aimerais devenir un peu plus eux et être un peu moins française. Je ne dis pas qu’ils sont parfaits mais vivre dans la crainte d’être jugé, ne contribue pas au bonheur, au contraire.

  • L’incertitude et la peur

Bien entendu, mon retour dans l’Ouest n’est pas tout aussi simple qu’on peut le croire. La pandémie fait en sorte que chaque jour, on remet en question notre temps ici. C’est pour cette raison que je mets à profit chaque jour pour profiter de la chance que j’ai, d’être au coeur de ses paysages de rêves, côtoyées des gens qui me font grandir positivement et m’ouvrent les yeux. Certes, j’ai de la chance d’être une partie du monde où les restrictions ne sont pas fortes.

  • Tout n’est pas parfait

L’amour pour un pays, c’est comme l’amour entre deux personnes, ils ont leur défauts. Comme dans toutes grandes histoires d’amour, il y a des points négatifs. Le prix des courses en magasins en est un. Disons qu’avec seulement deux supermarchés, le choix reste exigu et pas abordables. Une petite idée de prix, 100 $ par semaine.

Et puis, il y a le prix des logements. Revelstoke étant une ville très touristique, amenant un grand nombre de travailleurs saisonniers, la demande est plus élevée que l’offre. On se retrouve avec la location d’une chambre chez une famille pour un minimum de 800 $.

N’oublions pas qu’il est primordial d’avoir une voiture pour explorer les alentours sans frustrations. C’est un indispensable en général au Canada, si vous souhaitez être libre.

Sinon quand on aime, on ne compte pas. Beaucoup de personnes décident de vivre dans la capitale française. Ce qui compte ce que vous soyez heureux comme vous êtes et où vous êtes.

Pourquoi j’ai écrit cet article? C’est en quelque sorte un travail pour moi-même, cette année j’ai décidé d’arrêter d’avoir peur du jugement (enfin, essayer). Et puis, si cela peut aider, faire ouvrir les yeux et l’esprit à d’autres. On n’a pas besoin d’être au Canada pour arrêter de juger, d’être plus gentil, reconnaissant et heureux de ce qu’on a. J’appelle ça grandir, d’autres appelleront ceci: changer.

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